
Le débat public a permis de comprendre les deux approches très différentes de l’Etat et de la Région, en matière d’aménagement. Et c’est en cela précisément que la problématique du Grand Paris est passionnante. Elle nous renvoie en effet, aux modes de gouvernances du passé et nous interroge sur les limites des lois de décentralisation, dès lors qu’il est à nouveau question d’aménagements à long terme.
Les réponses de la Région en matière de transport sont avant tout pragmatiques et répondent aux besoins exprimés par les habitants. On peut s’insurger qu’un tel retard ait été ainsi accumulé, toujours est-il que le plan de mobilisation pour les transports dans lequel s’inscrit Arc Express est bien.
En revanche, il ne répond en rien aux besoins tout aussi urgents et indispensables de la Région dans un cadre de réflexion plus vaste qu’est la France face à la compétition économique mondiale. Ce que fait parfaitement bien pour le coup le "Grand Huit" proposé par l’Etat.
C’est une bonne chose que l’on ait pu trouver des financements qui permettent de faire les deux. Et en pleine période de crise économique reconnaissons la chance que nous avons de vivre en Ile de France.
Reste cependant la question de fond : Pourquoi l’Etat doit-il intervenir dans la planification des aménagements régionaux ? Le Grand Paris révèle-t-il un problème de gouvernance ? ou de gouvernant ?


