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Accueil Ne pas publier : brouillons Elections régionales, quelles incidences pour le Grand Paris ? Les candidats
  • Alain Dolium, le nouvel atout de François Bayrou
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  • Le chef de file du Modem en Ile-de-France est apparu décontracté et sûr de lui, mardi, devant les étudiants de Sciences-Po Paris, en dépit des sondages qui le cantonnent à 5 % des voix.

  • Le grand amphithéâtre de Sciences-Po Paris a résonné, mardi après-midi, des éclats des têtes de liste franciliennes aux élections régionales des 14 et 21 mars prochain. Tour à tour, elles se sont avancées sur l’estrade pour répondre aux interrogations des jeunes étudiants. La mise en scène soignée et l’ambiance scolaire ont mis en valeur la décontraction d’Alain Dolium, le candidat du Modem, que l’on présente un peu vite comme le Barack Obama de la France. Concis et précis, il n’a esquivé qu’une question : celle de l’alliance des centristes avec Ségolène Royal en Poitou-Charentes. « Les personnes qui l’ont rejointe n’ont plus l’étiquette que vous mentionnez », a-t-il fait valoir, refusant d’associer le Modem à leur initiative.

    Chantre de la diversité et du renouvellement, pour lesquels il a longuement plaidé, ce grand Black a pourtant grandi le cœur à gauche. « En 2002 j’ai voté Lionel Jospin au premier tour, a-t-il rappelé. Et en 2007 j’ai plébiscité François Bayrou avant de rallier, au second tour, Ségolène Royal. » Son engagement politique remonte à cette époque.

    Inscrit au Modem depuis deux ans, il est une figure de la génération Bayrou, qui a massivement déserté les rangs depuis la claque des élections européennes. Alain Dolium, lui, traverse les courants avec l’énergie du « petit » appelé à grandir. « Je ne suis pas en politique pour trois mois seulement, assure-t-il. Quel que soit mon score aux régionales (NDLR : les sondages le créditent de 5 % des suffrages), ma démarche s’inscrit dans la durée. »

    « François Bayrou est très impliqué »

    Sa voix retombe dans le brouhaha d’une salle dissipée. Les questions deviennent plus agressives. « Vous sentez-vous abandonné par François Bayrou ? » demande un internaute invité à participer au débat. Alain Dolium ne se laisse pas perturber. « Non. François est l’homme politique qui connaît le mieux la réalité des 22 régions aujourd’hui, soutient-il sans ciller. Je l’ai beaucoup consulté pour mon projet.

    Et comment voulez-vous que je me sente seul avec une équipe de 209 personnes autour de moi ? » Son argument ne fait pas mouche. Alors il insiste. « Notre mouvement est extrêmement organisé. Il y a certes quelques difficultés, mais qui sont les mêmes que celles rencontrées par l’UMP, le Parti socialiste ou Europe Ecologie. Et François Bayrou est très impliqué dans les élections. » Le public ne relève pas.

    La priorité est ailleurs. Quelle alliance au second tour en Ile-de-France ? Alain Dolium botte en touche. Un coup à gauche : « Nous sommes très éloignés du projet PS-Europe Ecologie. Ils font une erreur colossale en ne liant pas la question des transports à celle des entreprises », assène-t-il. Un coup à droite : « Je suis opposé au projet du Grand Paris, dont le mode de financement me semble cavalier. »

    C’est l’heure de la poignée de main. « Mais je suis quelqu’un d’ouvert. Je ne veux pas être dans l’affrontement bloc contre bloc, je veux incarner une troisième voie. » Pas de doute, il a bien appris son credo.

  • source : France Soir 24/02/2010

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