Bien repérer les 157 fautes d’orthographe … que contient ce témoignage somme toute très intéressant !
"Après avoir vécu dans ma famille, dans un pavillon, j’ai goûté à la vie en appartement. Vous allez peut être surpris, mais je préfère largement la vie en appartement qu’en pavillon, car, même si l’idée dominante voit le pavillon comme un rêve, que certains en font un but, ces derniers ne voient pas toujours les réalités : travail domestique, coûts important d’entretient, charges élevées.

Le pavillon paraît être un idéal pour les Français
La publicité montre souvent un idéal de vie : la vie en pavillon résidentiel avec un petit jardinet, une voiture, des enfants, un chien. Le ministère de l’équipement et du logement sous l’impulsion de Borloo avait mis en place il y a quelques années un programme de construction de maisons à 100.000 euros et Sarko voulait une France de propriétaires. Bref, il semble que le pavillon, c’est à dire la maison individuelle serait l’habitat préféré des Français, or ce n’est pas si idéal que ça.
Les pavillons sont souvent situés dans des quartiers excentrés
Les pavillons ne sont que très rarement situés en cente ville (il n’y a à ma connaissance pas de pavillon dans les centre-villes de Paris, Marseille, Bordeaux ou Rennes). Ces quartiers disposent de moins de réseaux de transports que ceux du centre-ville ou des quartiers situés juste à la périphérie. Ainsi, si je prends l’exemple du grand Paris, un pavillon à sCréteil, Meudon sera moins facilement accessible qu’un appartement à Paris centre (Bastille, République) ou des villes limitrophes (Ivry, Les Lillas). Les pavillons sont par ailleurs souvent situés loin des endroits de culture, où l’on peut faire du sport, la fête. Et en plus il arrive souvent que les gens y soient les uns sur les autres, avec du vis à vis.
Les voisins sont tout de suite beaucoup plus présent en pavillon qu’en appartement
Les pavillons sont souvent situés dans des quartiers résidentiels où les voisins sont beaucoup plus présents qu’en appartement. Alors qu’en appartement on ne connaît pas souvent ses voisins et que si on veut les connaître, on fait vraiment le choix de les connaître, en pavillon, c’est tout à fait différent, les voisins sont beaucoup plus présents. Ainsi dans mon ancien quartier pavillonnaire, les voisins étaient curieux, inquisiteurs, parfois à la limite de l’indiscretion. Qui dit voisin plus présent, dit commérage du style « tu as vu la nouvelle, elle a mauvais genre ». Une fois j’ai même eu la visite de la police, car je rentrais de Nantes à 2 heures du matin, je n’avais pas ouvert toutes les portes, les voisins ont alors cru à un cambriolage. Et puis tu as toujours une mère de famille qui veut organiser des repas avec des voisins avec qui tu n’as rien à dire, car ils ne sont pas de ta génération, et les sujets de conversations tournent autours du quartier ;,ou alors, cette même mère de famille organise des fêtes pour Halloween, et tous les ans tu as tous les gamins du quartier qui débarquent pour un bonbon.
Le pavillon coûte plus cher qu’un appartement
Le pavillon coûte bien plus cher qu’un appartement : taxes d’habitations et taxes foncières plus élevées, plus de frais de chauffage, plus de frais d’électricité ; en même temps, c’est plus humide, moins bien isolé. En plus, ça coûte plus cher d’entretien, car il n’y a pas de divisions entre plusieurs propriétaires.
Pour avoir un pavillon, il faut être bricoleur et jardinier
Un pavillon, ça nécessite plus de travaux d’entretien que le simple coup de peinture de l’appart ou que le simple coup de serpillère hebdomadaire. Dans un pavillon, il y a toujours du bricolage et même des trucs à faire en plus par rapport à un appartement. Ainsi il faut souvent entretenir le portail, les clôtures, les façades et même parfois la toiture. Et puis il faut aussi supporter le bricoleur du dimanche et sa perceuse, celui qui ponce ses meubles, celui qui lave sa voiture.
Et puis, il y a le fameux jardinage, activité qui est sympa 5 minutes, mais qui est très vite laçante. Le jardinage ça prend du temps, surtout quand il y a des arbres. Il faut par exemple, retourner la terre en automne, enlever les feuilles mortes en automne, faire les plantations vers la fin de l’hiver, et attention, en été, on doit arroser. Si on a des arbres fruitiers, il faut faire attention à ce que les oiseaux ne viennent pas les mangers, sinon attention. Et en plus il faut porter des sacs de terre, utiliser des produits qui puent pour qu’il n’y ait pas de maladies, tailler les arbres . Bref, le jardinage est énergivore et chronophage et quand tu on passe 40 heures comme moi à travailler, on a envie de faire autre chose que du travail domestique (jardinage et bricolage) qui de surcroit est fatiguant. En appartement, il y a juste à passer un petit coup de serpillère de temps en temps."