
La consultation des dix équipes d’architectes sur le Grand Paris
est une réussite indéniable. Réflexion pluridisciplinaire obligée, elle
a permis le contact entre des sphères qui ne se rencontraient que
trop rarement. Ensemble, urbanistes, architectes, sociologues, économistes,
météorologues, ingénieurs, ont confronté leurs vues sur
des questions opérationnelles en tentant de dépasser les apories
de la ville contemporaine. Les dix équipes furent unanimes sur les
ambitions à poursuivre : une ville voulue plus intense, réconciliée
avec ses zones naturelles, une ville dans laquelle la mobilité est
facilitée. Cette nouvelle harmonie entre les lieux et les fl ux qui
les traversent, va à rebours de plus d’un demi-siècle de pensée
urbaine qui découpa les villes en tranches techniques.
Cette vision,
aujourd’hui rejetée par cette consultation, correspond pourtant
à la trame autour de laquelle se structurent encore de nombreuses
métropoles en développement et pour lesquelles Dubaï a eu
un temps valeur de modèle. Cette vision technique fait disparaître
les territoires derrière l’optimisation de systèmes parallèles faits de
réseaux de transports, d’ensembles de logements ou de systèmes
de traitement de l’eau.
Cela en serait-il fini de cette approche technique ? L’espace
urbain serait-il mort au profi t d’une célébration de la ville ? Alors
que Dubaï a un genou à terre, la région parisienne serait-elle en
train d’imposer un changement de paradigme, faisant renaître la
ville sur les cendres de l’espace urbain ?
Rien n’est moins sûr, tant les analyses peinent à prendre effet
dans les territoires. Bien sûr, on plaide pour l’émergence de quelques
lieux centraux alternatifs à Paris, mais qu’existe-t-il de
commun entre une vision de la métropole proposant vingt centres
secondaires, une autre, une dizaine de pôles comme autant
d’émanations locales de la métropole et une troisième ciblant cinq
territoires clés ?
Ces divergences sont d’autant plus importantes que le statut
et l’avenir des travaux sont eux-mêmes sujets à discussion. La
consultation sur le Grand Paris est-elle l’occasion pour les équipes
de porter des visions métropolitaines ou simplement l’opportunité
de pousser plus ou moins subtilement leurs avantages dans la perspective
des nombreux projets appelés à naître dans le sillage du
secrétariat d’État au Développement de la Région capitale et de la Société du Grand Paris ? Car, pour innovants et modernes qu’elles
soient, les dix lectures des enjeux franciliens présentées dans
l’exposition ne sont pas celles qui feront la région dans les quinze
prochaines années.
L’avenir de la région parisienne est aujourd’hui tiraillé entre
deux projets politiques : le Schéma directeur de la Région Île-de-
France (Sdrif), défendu par le conseil régional et les institutions
locales au sens large ; le « plan » du gouvernement, défendu par
le secrétariat d’État au Développement de la Région capitale et
incarné par le projet de loi sur le Grand Paris. Si le principe d’un
Atelier international du Grand Paris est arrêté pour continuer à faire
vivre l’esprit de la consultation, son rôle oscille encore entre celui
d’un simple conseil scientifique à court terme et celui d’un outil de
mise en débat des stratégies métropolitaines de moyen terme.
Les discussions au Sénat sur le projet de loi permettront peut-être de
clarifi er davantage son domaine d’intervention.
Un urbanisme de pastilles
À leur manière, le Sdrif et le projet de loi du gouvernement
sont des réminiscences d’un urbanisme de pastilles. Ils sont déterritorialisés
et en décalage avec les conclusions des travaux collectifs
menés dans le cadre de la consultation.
Le Sdrif est le plus novateur des deux. En rupture avec les
schémas précédents et les stratégies de développement pour l’Îlede-
France qui, depuis 1965, étaient articulés autour de territoires
spécifi ques en périphéries (villes nouvelles, pôles scientifi ques et
techniques, etc.), le Sdrif actuel donne la priorité à l’intensification
du coeur de la métropole. Voulant faire la ville sur la ville, il s’inscrit
dans une lecture des questions métropolitaines inspirée des enjeux
de durabilité et préoccupée par l’exploitation / valorisation de la
ville existante.
Pour autant, en dehors de la logique des quadrants rayonnant
autour de Paris, les spécificités territoriales de la métropole ne sont
pas ou peu exploitées par le Sdrif. Les sites disparaissent derrière
la métropole et le schéma d’ensemble est comme plaqué sur la
région. Cela se matérialise dans la carte de synthèse par le fait que
les zones à densifier en priorité sont soulignées par une série de
pastilles orange. L’intensification de la proche couronne n’est donc
pas différenciée territorialement en fonction des caractéristiques
propres des sites : il n’y a pas d’interrogation sur le rôle et le statut
des lieux à partir desquels pourraient émerger les centralités susceptibles
d’ancrer un horizon stratégique et de dynamiser le développement
régional.
L’un des enjeux de la question métropolitaine, souligné en
particulier par l’équipe de Djamel Klouche, tient pourtant
dans les allers-retours entre échelles, sans opposer d’un côté
les enjeux régionaux et de l’autre les problèmes locaux. Les
enjeux métropolitains doivent se retrouver et se traduire dans
les détails du territoire. Or, le Sdrif reste un schéma régional
d’où les questions urbaines sont effacées. Par exemple, la Seine
y est mentionnée, mais on ne trouve pas dans le document
de questionnement spécifique autour de la confluence Seine-
Marne, de la Plaine de France, des boucles nord de la Seine ou
de l’axe Nanterre-La Défense. Le Sdrif définit différentes priorités
(transports, logement, mixité d’usage, etc.), sans les décliner
territorialement.
Si l’État, en charge des schémas précédents, était doté des
outils réglementaires lui permettant de s’imposer aux projets des
collectivités locales, le conseil régional, désormais en charge, ne
peut pas spécifier la destination de sols régis par les plans d’urbanisme
municipaux. Cet oubli récurrent des lois de décentralisation
nuit évidemment à la capacité de transformation de la région et
explique en partie cet urbanisme de pastilles. Les réformes territoriales
en cours de discussion ne considèrent pourtant toujours pas
ce problème majeur. Sans doute parce que l’exceptionnalité parisienne
reste problématique pour le Parlement. Sans doute aussi
parce que la loi sur le Grand Paris présentée par le gouvernement
véhicule une tout autre approche des enjeux métropolitains…
Un « Dubaï-sur-Seine » ne serait pas pensé différemment.
Élaboré en parallèle de la consultation, mais sans échange
avec les équipes, le plan Blanc (du nom du secrétaire d’État au
Développement de la Région capitale, NDLR) incarne tout à fait
différemment la survivance d’un urbanisme de pastilles. Ce plan
approche le développement régional à partir de territoires stratégiques
bien identifiés. Sa faiblesse : il oublie la logique métropolitaine
dans laquelle s’inscrivent les sites auxquels il s’appose. Ce projet
est souvent critiqué pour sa gouvernance, très hiérarchique. Il est
aussi, voire surtout, un projet industriel : le conglomérat « constructeur
de métro–opérateur de transport–gestionnaire urbain » projeté
ici est déclinable sans véritable ajustement à tout autre métropole
mondiale en forte croissance. La carte de présentation est révélatrice.
Elle réduit symboliquement le plan à une infrastructure et
à quelques grands espaces voués à recevoir des pôles économiques
spécialisés (autres formes de pastilles déterritorialisées). Un
« Dubaï-sur-Seine » ne serait pas pensé différemment.
Que les réalités économiques de la région parisienne ne
soient pas celles des capitales de pays en développement fragilise
naturellement ce business plan urbain. De ce point de vue,
les chiffres de croissance extrêmement ambitieux annoncés par le
secrétaire d’État (3 à 4 % de croissance du PIB régional par an, soit
mieux que pendant les trente glorieuses !) sont autant des objectifs
de développement que le minimum requis pour assurer la rentabilité
du projet.
Le système de transport envisagé présente l’énorme avantage
d’apporter (enfin) des infrastructures lourdes en Seine-Saint-Denis.
Il élude pourtant doublement la question de son insertion dans
le territoire. D’un point de vue paysager d’abord, le métro automatique
reste conçu comme les métros du XXe siècle : une infrastructure
en tube prévue pour relier des points le plus vite possible avec
un maximum de débit. L’insertion de ce métro dans le panorama
urbain comme dans les nouvelles pratiques de mobilité est ainsi
purement et simplement oubliée.
Cette question des lieux en mouvement est pourtant au
coeur de toutes les propositions, depuis la ville poreuse de Secchi
(Studio 09) aux connecteurs urbains chez Klouche (L’AUC) ou Portzamparc.
L’absence de trame locale de transport en commun entre
les gares-pastilles risque de faciliter l’étalement urbain en raison de
l’écartement important entre les arrêts, de l’absence de tramway
ou d’outil de maîtrise foncière à grande échelle. Le plan risque de se
traduire à la fois par un rabattement en voiture sur les gares et par
une accélération de l’urbanisation en très grande périphérie.
L’éclatement du système métropolitain est une autre
conséquence de cette approche sectorisée du développement
régional. Le pari d’un modèle urbain basé sur la spécialisation de
campus et pôles économiques reliés les uns aux autres repose sur
les modèles de développement de type industriel.
Or, le développement des très grandes métropoles de la connaissance associe la créativité à la diversité urbaine. De ce point de vue, la concentration
de chaque secteur d’activité dans quelques lieux nie le fait
que l’échelle du cluster dans la région parisienne, c’est justement la
métropole : chaque territoire participe mais elle les enveloppe tous.
À ceci s’ajoutent les effets délétères pour le développement métropolitain
d’une mise en concurrence des territoires pour s’arracher
les gares potentielles ou les éventuels pôles. Ce jeu, sans véritable
gagnant à terme, a malheureusement déjà commencé…
La banlieue, cette incomprise ?
Les travaux des dix équipes traduisent de leur côté une
maturation collective de la pensée métropolitaine. En ce sens, les
remarques faites précédemment ne s’appliquent pas aux propositions
élaborées dans le cadre de la consultation. Cependant, comme
les schémas de la région et du gouvernement, les travaux des dix
équipes témoignent d’un rapport difficile à la banlieue. Le contraste
y est sans doute plus poussé encore.
Cette consultation a un mérite immense : elle fait pour la première
fois exister la banlieue, voire la très grande banlieue (le Bassin
parisien, dans le cas de Grumbach).
La plupart des projets symboliques repris dans la presse sont d’ailleurs situés en périphérie, qui est le territoire d’élection des totems du Grand Paris.
Pourtant, les propositions des équipes ne rendent finalement pas grâce à
toute la richesse qui s’y trouve. La banlieue parisienne représente
aujourd’hui neuf millions d’habitants, quatre millions d’emplois, La
Défense, Roissy, Eurodisney, le plateau de Saclay, trois gares TGV,
etc. Si la région tire sa visibilité internationale de Paris, la ville
située en son coeur a depuis longtemps cessé d’être la seule source
de richesse humaine comme économique.
Le mot de Rogers pour qui Paris est une métropole dont le coeur
est « séparé de ses membres » a fait florès. Reste qu’il souligne le
côté en partie folklorique d’une lecture centrée sur Paris. Sans nier
le caractère incontournable de la capitale, il nous faut pourtant
dépasser cette vision anthropomorphique de la métropole.
Le coeur battant de la région parisienne est également dans sa périphérie.
Or, celle-ci reste niée en tant que centre potentiel. Elle n’est affi rmée
à l’échelle métropolitaine qu’au moyen de monuments totems,
de morceaux de Paris ou de l’esprit global exilés en banlieue.
Cette logique ressort de manière volontiers caricaturale
dans les projets de l’équipe Castro qui implante l’île de Pâques,
l’Opéra de Sydney et Central Park en banlieue. Elle apparaît comme
une forme de charité, d’aumône de la centralité, qui sourd de tous
les projets localisés. Il ne s’agit évidemment pas de dire ou de penser
que la banlieue n’a pas droit à du beau ou du spectaculaire, mais que
ceux-ci doivent pouvoir se penser et se lire comme une émanation
de celle-ci. Aujourd’hui, nos richesses et nos réserves d’inventivité
ne se trouvent pas dans les centres mais dans les marges et dans la
capacité du centre à s’en nourrir. Gares, hôpitaux, grands marchés,
universités, complexes culturels, clochers et minarets sont bien plus
sûrement les points d’ancrage des imaginaires banlieusards que de
grands symboles disséminés ça et là. À charge, ensuite, de faire de
ces lieux de service des monuments à l’échelle de la métropole.
Cet urbanisme de totems est révélateur des tabous qui traversent
la pensée de nos villes et de nos sociétés.
Les quelques propositions qui s’intéressent véritablement aux ressources de la périphérie ne
puisent pas assez dans sa substance. Elles l’approchent soit sous
l’angle du banal, comme lorsque le groupe Descartes analyse les
diverses manières d’intensifier le pavillonnaire, soit sous l’angle
de la relation urbain / rural, via la forêt pour MVRDV ou les axes
mixtes ville / agriculture dans le projet de l’équipe LIN. La ville de
demain est en train d’émerger de ces lieux.
Ce processus a été tu
par la plupart des propositions qui, au motif qu’il fallait se projeter
dans le XXIe siècle, ont régulièrement fait l’impasse sur l’existant :
les villes nouvelles sont très peu mobilisées alors qu’elles constituent
des réserves de foncier et un terrain d’investissement urbain
et métropolitain de premier choix.
Autre oublié, le temps.
Cet élément fondamental pour
approcher la durabilité d’une métropole a été sous-estimé par les
propositions des équipes, alors qu’il est utilisé par ailleurs comme
un argument fort contre le plan Blanc accusé d’omettre qu’en voulant
aller très vite, on finit souvent par aller trop vite.
Ainsi, les effets du vieillissement différencié du bâti et l’analyse des zones
appelées à muter au cours des trente prochaines années ont été
peu intégrés. C’est en particulier le cas des cités, dont le devenir
est presque éludé des propositions. En dehors de quelques mentions
ponctuelles (en particulier chez Castro, Klouche, Descartes
et Nouvel), les logiques de ghettoïsation comme les questions de
logement ou de modes de vie n’ont pas été invitées au coeur de la
réflexion sur la métropole post-Kyoto parisienne. La paupérisation
des conditions de vie d’une grande partie des Franciliens est pourtant
un sujet absolument central pour penser le devenir, y compris
architectural et urbain, de la métropole.
Ce constat rejoint plus généralement l’analyse que la consultation a été l’occasion d’un intense brassage d’idées et de disciplines dans lequel des axes de travail ont été ouverts. Mais si la région parisienne a servi de substrat théorique pour ouvrir les pistes, le fait d’avoir un matériau de première main commun n’a pas pour autant sorti de l’ombre les questions pragmatiques, depuis les logiques économiques (innovation, tourisme, etc.) jusqu’aux outils
opérationnels (maîtrise foncière, gouvernance, etc.).
Controverses métropolitaines
La métropole de demain naîtra du frottement entre les exigences
et les attentes des populations locales – nourries de la vision
artistique et technique des personnes invitées à transformer leurs
territoires avec elles – et le génie du lieu qui permet de singulariser
les réalisations lorsqu’il est capté. La population et la démocratie
sont donc des enjeux centraux lorsque l’on pense à la durabilité du
développement métropolitain.
De ce point de vue, l’accumulation en quelques mois de douze*
projets est une chance. Ils ont tous été produits par des personnes
compétentes, expertes et renseignées sur leur sujet. Or, ils portent
tous des visions différentes sur les objectifs, sur leur traduction
spatiale et sur les priorités à défendre. Ceci ne doit pas conduire
à mettre en doute l’expertise ou même à plonger dans un relativisme
absolu. Ceci doit en revanche amener chacun à se remettre
en question. La plupart des participants ont d’ailleurs confié que
c’était l’un des enseignements principaux qu’ils retiraient de cette
expérience. (*Les dix équipes, le Sdrif et le plan Blanc).
Comme l’analyse que Bruno Latour fait de l’histoire des sciences,
les villes se construisent par formation de consensus sur les points
de débat. Rebondir sur cet acquis pour en faire un outil de développement
de la région parisienne nécessite toutefois de mettre la
métropole en débat. Cela suppose des lieux et des acteurs de ce
débat.
D’aucuns, sceptiques, peuvent aujourd’hui se demander si
cette consultation a réellement été initiée dans le but de renouveler
la pensée et les perspectives pour l’aménagement de la région
parisienne ou si elle n’a été qu’un simple prétexte pour permettre
au gouvernement de gagner du temps, en occupant l’espace médiatique,
afin d’avancer parallèlement avec le plan Blanc.
Quoi qu’il en soit, ce travail collectif a produit des travaux riches et originaux
et suscité de très nombreux débats dans la population et parmi les
élus. La région parisienne est ainsi l’un des seuls chantiers métropolitains
de la planète où les points de vue ont pu être frottés et
confrontés grandeur nature.
Les germes d’une agora métropolitaine existent.
La matière à partir de laquelle il est possible de penser la métropole aussi,
même s’il faut sur certains points l’enrichir. Mais cette agora ne
doit pas être fermée ni réservée car la question de l’hybridation des
parcours, des discours et des politiques est la question métropolitaine
par excellence. Les grandes métropoles sont le lieu où se rencontrent
et se mêlent les identités : il s’agit d’inventer les territoires
supports d’identités multiples, les territoires qui, loin d’enfermer,
facilitent la projection des acteurs et réseaux locaux à de multiples
échelles. Les débats entre praticiens ou entre élus sont nécessaires
comme en témoigne Paris Métropole. Mais il est fondamental
d’inviter la population à coproduire cette pensée. Par les actions
qu’ils entreprennent au quotidien, par la pression qu’ils exercent
sur leurs élus, par la demande qu’ils adressent aux entreprises, les
habitants ou les usagers de la métropole sont les meilleurs garants
de sa bonne étoile. Et la métropole parisienne ne scintillera pas
sans eux.
La consultation a permis à la ville de redevenir une question
politique.
C’est une très bonne nouvelle car, comme le rappelle le
président de la République dans l’entretien accordé à Architecture d’Aujourd’hui, l’une et l’autre sont étroitement liées par nature. Après dix ans d’études, de
projets et de débats politiques, l’acte I du Grand Paris est en train
de prendre fi n. Nous entrons aujourd’hui dans l’acte II. La loi Grand
Paris est toujours au Parlement. En matière de logement, de respect
des collectivités locales et de contrôle de la Société du Grand Paris,
les sénateurs ont la responsabilité et le devoir d’enrichir le projet de
loi. Les fonctions de l’Atelier international sont également en voie
d’être clarifi ées, en parallèle avec l’affi rmation de Paris Métropole
comme possible instance de gouvernance à la façon de la Great London
Authority.
Sur l’ensemble de ces sujets, la plus grande vigilance s’impose
pour que le cadre de travail s’accorde avec les ambitions affi chées.
À ce jour, les réponses pratiques se font attendre. Il en va donc
de la responsabilité de tous de faire en sorte que la métropole
post-Kyoto que l’on nous promet soit plus que la ville de l’après-
Copenhague, plus qu’un bel effet d’annonce dépourvu de réels
effets.
FRÉDÉRIC GILLI
Qui es-tu Frédéric Gilli ? Frédéric Gilli, économiste et géographe,
est l’un des meilleurs spécialistes des questions métropolitaines parisiennes
et codirige à Sciences-Po Paris la chaire Ville.