Un maire complètement dingue ... qui incarne à merveille le dynamisme de sa ville !
A chaque apparition, les mille blagues de Boris Johnson rendent la foule hystérique. Mais derrière l’humour "no limit" de ce journaliste repenti, se cachent un leadership irrésistible et une incroyable capacité à embarquer les foules : Boris Johnson a "la Win" et c’est contagieux ! Message aux masos : "Regarder 2014 droit dans les yeux, surtout les candidats pressentis pour la Mairie de Paris, et appuyer sur la gachette" … Effectivement les Jeux Olympiques pour nous pauvres "frogs" ne sont pas pour demain !"
Alexander Boris de Pfeffel Johnson, né le 19 juin 1964 à New York, est jeune et depuis mai 2008, il est aussi maire du Grand Londres.
Il nait à New York et est le fils ainé de quatre enfants (ça forme le caractère). Son père, Stanley Johnson, est un ancien député britannique européen, ayant travaillé pour la Commission européenne et la Banque mondiale (sa vocation ?) et sa mère est Charlotte Johnson Wahl (son petit brin de foli ?), fille de Sir James Fawcett, un avocat reconnu et président de la Commission européenne des droits de l’homme et de Mme de Pfeffel, une Française originaire de Versailles … C’est parce que sa grand mère est française que l’on peut quand même rêver d’avoir le même à Paris, non ?
Comme sa couleur de cheveux l’indique, Boris Johnson a également des origines turques par son arrière-grand-père paternel, Ali Kemal Bey, un journaliste libéral et ministre de l’Intérieur du gouvernement du grand vizir de l’empire Ottoman, Ahmed Tevfik Pasha.
Bref, Boris Johnson est le fruit d’un mélange culturel explosif auquel il doit sans doute son génie !
Enfant, Johnson souffrit de sérieux problèmes de surdité et dut subir plusieurs opérations. Il suivit une scolarité à l’European School de Bruxelles, au collège d’Eton ainsi que de l’université d’Oxford, où il étudia les lettres classiques. Il y fut élu président de l’Oxford Union, l’union des étudiants. De par ses origines et son parcours, il est généralement perçu comme un membre de l’upper class traditionnelle britannique.
Il se maria en 1987 avec Allegra Mostyn-Owen mais le mariage ne dura pas un an et fut annulé en 1993. Cette même année, il se remaria avec Marina Wheeler, une avocate, fille du journaliste et producteur Sir Charles Wheeler et de son épouse Sikh, Dip Singh. Les familles Wheeler et Johnson se connaissaient depuis plusieurs décennies, Marina Wheeler étant à l’European School de Bruxelles en même temps que son futur mari. Ils ont quatre enfants.
Carrière journalistique
Il commença comme correspondant stagiaire au Times mais il ne resta qu’un an, licencié pour avoir falsifié une citation de son parrain, Colin Lucas, plus tard vice-chancelier de l’université d’Oxford. Après une courte période au Wolverhampton Express & Star, il rejoignit le The Daily Telegraph en 1987. Il en sera le correspondant pour l’Europe à Bruxelles de 1989 à 1994, puis rédacteur adjoint de 1994 à 1999. Il travaillera également au Spectactor, journal marqué à droite, d’abord comme chroniqueur politique entre 1994 et 1995 puis en 1999 comme rédacteur jusqu’en décembre 2005 où il intègre le "shadow cabinet" au parlement en charge de l’enseignement supérieur.
Ses articles font alors souvent sensation ou créent la controverse. Mais ses propos sont souvent sortis de leur contexte (tiens là-bas aussi …) et utilisés par ses adversaires politiques, son style journalistique utilisant souvent la parodie.
Carrière politique
En 1997, il est battu aux élections parlementaires dans la circonscription de Clwyd South. En 2001, Boris Johnson réussit son entrée à la Chambre des communes, élu dans la circonscription de Henley-on-Thames. Il racontera cette campagne dans un livre Friends, Voters, Countrymen : Jottings on the Stump.
En novembre 2003, il est nommé vice-président du Parti conservateur, après une intense campagne. En Novembre 2004, il est démis de ses fonctions suite à des accusations sur une relation extra-conjugale de quatre ans qu’il aurait eu avec Petronella Wyatt, la correspondante new yorkaise du Spectator. Boris Johnson tourna ces allégations en ridicule les décrivant comme « une pyramide inversée de fadaises. »
Johnson fut nommé de nouveau dans le Shadow cabinet en charge de l’Enseignement supérieur le 9 décembre 2005 par le nouveau leader du Parti conservateur David Cameron. Il accède au poste de maire de Londres après l’élection du 1er mai 2008, battant le maire sortant, le travailliste Ken Livingstone.